À Paris, une présentation réussie de Maya, 2042

Le dimanche 26 juillet 2026, l’auteur Nicolas Rey et l’illustrateur Gilles Rousseau ont présenté Maya, 2042 au cours d’une rencontre qui a réuni lecteurs, journalistes et amateurs de littérature. Entre projection d’illustrations, échanges avec le public et séance de dédicaces, cette journée a permis de découvrir les multiples dimensions historiques, politiques et écologiques du roman.

Une trentaine de personnes étaient présentes en permanence au brunch organisé de 11 h 30 à 16 h à la Pizza Flora, au 113 rue de Cambronne, dans le 15e arrondissement de Paris. D’autres participants se sont joints à la rencontre au fil de l’après-midi, donnant à l’événement une atmosphère à la fois conviviale et animée.

Le choix du quartier faisait discrètement écho à l’univers du roman. À quelques pas se trouve en effet le Bal Blomet, anciennement connu sous le nom de « Bal Nègre », lieu important de la vie artistique et afro-antillaise du Paris des Années folles. Joséphine Baker, Sidney Bechet, Robert Desnos, Man Ray, Ernest Hemingway et de nombreuses autres figures de la musique, de la littérature et des arts fréquentèrent ce lieu aujourd’hui redevenu une salle de spectacle.

Cet environnement chargé d’histoire convenait particulièrement à un roman qui fait dialoguer l’Europe, la Caraïbe et l’Amérique latine.

Un roman qui suscite l’intérêt des médias

Vers midi, une équipe de France Télévisions Outre-mer a interviewé Nicolas Rey sur son parcours et sur les principales thématiques de Maya, 2042. Les informations relatives à la diffusion de cet entretien seront communiquées ultérieurement.

Cette présence médiatique a confirmé l’intérêt suscité par un roman difficile à enfermer dans une seule catégorie. Maya, 2042 est une dystopie écologique, une satire politique et un récit d’aventures, mais aussi une réflexion sur la mémoire coloniale, les sociétés caribéennes et mésoaméricaines, les luttes sociales et les relations entre l’humanité et la nature.

Les échanges avec les journalistes ont notamment fait ressortir l’originalité de la démarche de Nicolas Rey. Le roman passe constamment du local au mondial et du passé au futur : Paris dialogue avec le Yucatán, la Caraïbe avec l’Europe, la conquête espagnole avec les crises politiques et environnementales de 2042.

Les illustrations au cœur de la rencontre

À 13 heures, Nicolas Rey et Gilles Rousseau ont présenté neuf des seize illustrations réalisées pour l’édition Premium du roman.

Projetées devant le public, les images ont été commentées par leurs deux créateurs. Ils ont expliqué les différentes étapes conduisant des premières recherches et esquisses à la composition définitive. Cette présentation a permis de mieux comprendre la collaboration entre l’auteur et l’illustrateur, ainsi que la manière dont l’univers visuel prolonge la narration.

Les dessins ne se limitent pas à reproduire des scènes du livre. Ils interprètent son imaginaire, ses changements de tonalité et ses nombreux passages entre réalisme, satire et mythologie. La ville de 2042, les paysages caribéens, la forêt mésoaméricaine, les animaux, les créatures anciennes et les références historiques trouvent ainsi une seconde existence dans le travail de Gilles Rousseau.

Pour le public, cette découverte des coulisses de la création graphique fut l’un des temps forts de la journée.

Des débats entre histoire et avenir

La présentation a suscité de nombreuses questions. Les discussions ont particulièrement porté sur la mémoire coloniale, les formes anciennes et contemporaines de domination, les luttes sociales et les conséquences du changement climatique.

Ces échanges ont également permis de revenir sur la construction singulière du roman. L’action se déploie simultanément sur plusieurs territoires et plusieurs temporalités. Les crises du futur y prolongent des conflits beaucoup plus anciens : conquête et dépossession, exploitation des ressources, effacement des peuples, contrôle de l’information et résistance des communautés.

La civilisation maya n’y apparaît donc pas comme un simple décor archéologique. Elle fournit une perspective depuis laquelle interroger notre propre société. Le passé devient un outil pour comprendre le présent et envisager un avenir encore incertain.

Le public s’est montré particulièrement réceptif à cette approche. Les débats ont confirmé que les questions soulevées par le livre dépassent largement les frontières nationales et les catégories littéraires habituelles.

Une séance de dédicaces conviviale

À l’issue de la projection, Nicolas Rey et Gilles Rousseau ont rencontré les lecteurs au cours d’une séance de dédicaces. Les discussions se sont poursuivies autour des exemplaires du roman, de ses illustrations et des thèmes abordés pendant la présentation.

Les participants ont continué d’arriver et de repartir jusqu’à 16 heures, lorsque le restaurant a fermé ses portes. L’auteur et l’illustrateur ont alors chaleureusement remercié le responsable de la Pizza Flora, qui avait réservé un espace entier pour accueillir la rencontre.

Cette formule, entre brunch, présentation artistique et conversation directe avec les lecteurs, a contribué au succès de l’événement. Elle a permis d’aborder le livre avec sérieux sans perdre la simplicité et la proximité propres à une rencontre littéraire.

Une présence médiatique appelée à se poursuivre

Deux jours avant la séance de dédicaces, le vendredi 24 juillet, Nicolas Rey avait été interviewé dans le quartier des Halles par Nicolas Ledain, journaliste de Radio Caraïbes International.

Cet entretien a donné lieu, le 30 juillet, à un article signé par Romane Pijulet et Nicolas Ledain : « J’insiste beaucoup pour rapprocher nos différents peuples ». Nicolas Rey y revient notamment sur les liens entre les sociétés mayas, les problématiques écologiques contemporaines et les cultures caribéennes et latino-américaines. Une retransmission radiophonique plus complète de l’entretien est également en préparation.

Le mercredi 29 juillet, Nicolas Rey a par ailleurs accordé une longue interview à Romain Philippe Pomedio, président de Cinaps TV. Sa mise en ligne est annoncée pour la fin du mois d’août ou le début du mois de septembre.

Des exemplaires de Maya, 2042 ont également été remis à plusieurs personnalités des médias et du monde littéraire. De nouvelles informations seront communiquées lorsque leurs entretiens, articles ou présentations auront été rendus publics.

Une rencontre à l’image du roman

Par la diversité du public, la richesse des discussions et le dialogue entre texte et illustration, cette présentation parisienne a reflété l’esprit de Maya, 2042.

Le roman de Nicolas Rey invite à regarder ensemble des réalités que l’on sépare trop souvent : l’histoire coloniale et les crises contemporaines, l’Europe et la Caraïbe, la technologie et la nature, la mémoire des peuples et l’avenir de la planète.

Cette rencontre du 26 juillet a montré que ces questions peuvent nourrir non seulement une œuvre littéraire originale, mais aussi un véritable dialogue entre auteurs, artistes, journalistes et lecteurs.

Maya, 2042, de Nicolas Rey, avec des illustrations de Gilles Rousseau, est publié par Anabasis Project.

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